Mon travail se situe entre la peinture et la sculpture.
Il explore les questions de l’identité, l’image de soi et l’influence des réseaux sociaux sur notre rapport aux images. La relation que nous entretenons
à la banalité et la vacuité.
Par une approche picturale je m’intéresse
aux transformations émotionnelles et sensibles des corps humains, plus particulièrement
des corps nus. Au conflit entre l’innocence
et la sexualisation qui les traversent, les animent
ou les assènent. Au travers de ces questions, j’essaie de brouiller les distinctions et mettre
en lumière la manière dont notre perception
est façonnée par les regards extérieurs
ainsi que les codes visuels imposés
par les plateformes numériques.
Je cherche à interroger la frontière entre l’intime
et le public. Mon processus de création débute toujours par l’appréhension d’une image visuelle
–qu’elle soit tirée du flux d’un écran,
d’une photographie, d’un souvenir.
Qu’elle soit réelle ou imaginaire, hyperfantaisiste, fantasmée. J’ai besoin de fixer une situation sensible pour la déplacer dans le registre de l’objet.
Mon intérêt technique pour la menuiserie m’amène à penser ce dernier autant comme un support qu’un outil, une matérialité en soi.
J’aspire à développer des formes hybrides.
En donnant du volume à ma pensée, je détourne les formats et tends à les confronter
avec le registre formel de l’objet quotidien, ludique.
Je crois que la peinture et le travail du bois
me ramènent à un rapport traditionnel
de la matière plastique, qui vient alors rendre anachronique leur relation avec les thématiques contemporaines que j’aborde.
Comment les images personnelles sont-elles exposées ?
Que devient l’intimité lorsqu’elle est partagée ?